En Côte d’Ivoire, ouverture de la 117e Assemblée plénière de l’épiscopat sur l’éducation

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La 117e Assemblée plénière de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (Cecci) s’est ouverte, mardi 19 janvier, au centre Jean Paul premier de Kodjoboué, dans le diocèse de Grand-Bassam (est). La cérémonie d’ouverture a été pour le nonce apostolique en Côte d’Ivoire, une occasion de rappeler le rôle de l’Église dans la société ivoirienne.

Le nonce apostolique en Côte d’Ivoire est formel : « L’Église ne relègue pas sa mission à un rôle strictement privé. » « Elle ne peut pas et ne doit pas rester en marge de la construction d’un monde meilleur, ni négliger de relayer les forces spirituelles qui peuvent féconder toute la vie sociale », a souligné Mgr Paolo Borgia, qui a pris part à la cérémonie d’ouverture de la 117e Assemblée plénière de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire, mardi 19 janvier au centre Jean Paul premier de Kodjoboué, dans le diocèse de Grand-Bassam (Est).

Revenant sur les événements majeurs de la vie en Côte d’Ivoire en 2020, le nonce apostolique a fait remarquer que les « remous sociopolitiques importants » qu’a connus le pays « ont démontré que la paix n’est jamais acquise, mais un chemin que nous empruntons, un édifice que nous nous évertuons à construire. »

A lire : Mgr Bessi: «Notre espoir est que les intérêts particuliers ne prévalent pas face à l’intérêt commun»

Dans ce sens, il a souhaité « que l’Église catholique en Côte d’Ivoire puisse contribuer aussi, avec ses activités dans le domaine de l’Éducation, à promouvoir dans ce pays un humanisme toujours nouveau qui favorise la rencontre et le dialogue, qui consente un véritable et authentique développement, et qui constitue un chemin de paix ».

« Quel type d’Homme l’Église veut-elle former ? »

« Quel type d’Homme l’Église veut-elle former pour elle-même, pour la société ivoirienne, pour le monde ? » Pour Mgr Ignace Bessi, archevêque (nommé) de Korhogo et président de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (Cecci) qui a ouvert, mardi 19 janvier, la 117e Assemblée plénière, c’est la question qui sera au centre de leurs travaux. « La réponse à cette question fondamentale en appelle une autre : comment, dans le cadre de sa mission d’évangélisation du monde, l’Église pourrait-elle, par l’éducation donner au monde, au pays, le type d’homme dont elle rêve ? », a-t-il précisé.

« L’éducation en Côte d’Ivoire au service du développement humain intégral », le thème de la 117e Assemblée plénière de l’épiscopat qui s’achève le 24 janvier, est une préoccupation majeure des évêques. Ils l’ont inscrit dans le plan stratégique quinquennal 2018-2023, la feuille de route de leur action commune.

Le président de la Cecci qui a donné les raisons de ce choix, a estimé que « l’éducation– en ce sens qu’elle aide l’homme à parvenir à la stature du Christ en lui enlevant toutes les aspérités et rugosité et surtout en lui inculquant les vertus que l’Évangile propose– est, à n’en point douter, pour le service du développement intégral de l’homme ».

« Comme une bonne terre fertile »

Les évêques catholiques ivoiriens ont ouvert leur première rencontre de l’année qu’ils inscrivent dans le cadre des festivités de clôture du jubilé des 125 ans d’évangélisation du pays qui ont lieu dans le diocèse de Grand-Bassam (Est), porte d’entrée des missionnaires en 1895.

« C’est Grand-Bassam qui a eu le privilège d’accueillir comme une bonne terre fertile, les graines du semeur répandues par la Société des missions africaines dont les dynamiques membres venaient et viennent encore aujourd’hui parfois de très loin, rappelle le président de la Cecci. Dès lors, tout jubilé de l’évangélisation de Grand-Bassam à l’instar de celui des 100 ans est celui de toute la Côte d’Ivoire ».

Guy Aimé Eblotié (à Abidjan)

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