Egypte: les footballeurs chrétiens coptes seraient mis sur la touche

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Flag on the football hitting goal net. 3D
Les 540 footballeurs égyptiens de première division ne comptent qu’un seul chrétien dans leurs rangs. Loin d’être anecdotique, cette situation révèle des discriminations passées sous silence, selon Courrier international et le site libanais Daraj.

 

Sur les 540 footballeurs égyptiens de première division, un seul d’entre eux serait chrétien. Loin d’être anecdotique, cette situation révèle des discriminations passées sous silence, selon le journal Courrier international qui s’appuie sur des témoignages recueillis par le site d’information libanais Daraj.

Parmi eux, celui de Gergès Magdy, l’unique footballeur chrétien. Discret dans ses prises de parole, selon Courrier international, le sportif professionnel craint de prendre la parole publiquement à ce sujet au risque de perdre sa place au sein de son club l’ENPPI basé au Caire, selon un article publié le 29 mai sur son site.

L’exemple de Mina Issam

S’ajoute l’exemple de Mina Issam, pré-sélectionné comme gardien en formation en 2016, au moment de rejoindre l’un des plus grands clubs du pays, Al-Ahly au Caire. Son nom aurait été retiré de la liste des postulants lors des tout derniers tests, révèle Courrier international. Tout comme d’autres footballeurs coptes, il aurait décidé de renoncer à une carrière sportive, malgré la réussite des tests d’entrée au sein de grands clubs.

Selon les propos recueillis par son père, un responsable aurait déclaré : «Je ne prendrai pas votre fils, même si c’est le meilleur du groupe.» Le prénom du jeune homme, de confession chrétienne et très courant parmi les coptes, en serait la cause. En 2017, c’est une croix de Jérusalem, située au poignet d’un enfant, qui aurait été frein à son entrée au club  d’Al-Ahly avant rétropédalage. Le club serait connu pour ses liens avec les Frères musulmans.

Seuls 12 footballeurs chrétiens recrutés en 30 ans

Selon les statistiques, seule une poignée d’une dizaine de footballeurs auraient réussi à entrer dans un club de première division. Selon le site Daraj, dans un article publié le 14 mars, «la plupart des formateurs égyptiens sont issus de milieux ruraux et religieux. Ils régissent le processus de test, la seule porte pour entrer dans le football professionnel.»

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