Côte d’Ivoire, les enseignants confessionnels chrétiens projettent une grève de 72 h

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D’ici le 10 décembre prochain, les enseignants des écoles confessionnelles projetteront une grève de 48h dans tout le pays pour non-respect de certaines obligations du à l’éducation en Côte d’Ivoire.

 Cette information a été  donnée par Ahoulou Ignace, président des Secrétaires généraux de l’Union des syndicats des écoles confessionnelles chrétiennes de Côte d’Ivoire à la presse ce jour au cours d’une rencontre. Depuis le 27 novembre 2020, l’Union des syndicats des écoles confessionnelles chrétiennes de Côte d’Ivoire a déposé un préavis de grève sur le bureau de la ministre de l’Education nationale, Kandia Camara.

Elle observera un arrêt de travail de 48 heures à compter du jeudi 10 décembre 2020, partout sur le territoire national. Selon lui, le dépôt du préavis de grève fait suite aux mépris des autorités à résoudre les difficultés rencontrées par les enseignants des écoles confessionnelles chrétiennes dans l’exercice de leur fonction.

Il a précisé que les Secrétaires généraux de l’union des syndicats des écoles confessionnelles de Côte d’Ivoire (Usec-CI), ont pris cette décision au cours d’une Assemblée générale Extraordinaire tenue le mardi 24 novembre 2020, au Groupe Scolaire Méthodiste de Yopougon Kouté.

Comme indiqué par le président, les difficultés rencontrées par les enseignants sont essentiellement d’ordre social et administratif. Ahoulou Ignace soutient qu’au plan social, les enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire et les employés du privé confessionnel sont livrés à eux-mêmes et le gouvernement ne respecte pas ses décisions, alors que l’école privée est une concession faite par l’Etat.

Il affirme que les frais d’écolage et les subventions qui sont l’ossature des salaires des travailleurs de l’Éducation privée ne sont pas payés régulièrement par l’État. « Il paie quand il veut et comme il veut et ce, sans état d’âme. Aucun montant d’écolage n’a été payé aux fondateurs par l’État au titre de l’année scolaire écoulée », a ajouté le président.

L’Usec-CI reproche à l’Etat de ne pas accompagner les établissements confessionnels en dépit des désagréments causés par la Covid-19 et dénonce le non-paiement des scolarités par certains parents.

Au plan administratif, les syndicats des écoles confessionnelles annoncent qu’ils ne sont plus conviés aux travaux des commissions et réunions du ministère de l’Education nationale et déplorent le manque de clarté dans l’organisation des examens professionnels, des autorisations d’enseigner et de diriger.

Selon le président Ahoulou, si ces difficultés ne sont pas aplanies, les Secrétaires généraux de l’Union des syndicats des écoles confessionnelles (Usec-CI), se verront dans l’obligation d’observer un arrêt de travail de 48 heures à compter du jeudi 10 décembre 2020, partout sur le territoire national.

Par ailleurs, ce sont 12 mille enseignants qui sont dans cette situation et qui souhaitent une rencontre avec les autorités pour un règlement de leurs problèmes.

Eliezer Kokrenou, Correspondant régional

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