USA: Joe Biden 46ème président des Etats-Unis appelle à la paix et à l’unité

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Le candidat démocrate, qui appelait ses partisans à garder la foi le soir de l’élection, invite à l’apaisement au lendemain des résultats du 7 novembre, face à une Amérique profondément divisée.

Le candidat démocrate qui appelait ses partisans à garder la foi le soir de l’élection, a remporté la course à la présidentielle le 7 novembre. Celui qui deviendra le 46ème président des États-Unis le 21 janvier 2021, invite à l’apaisement face à une Amérique profondément divisée.

Dans son discours le 7 novembre au soir, Joe Biden a joué la rupture face au tonitruant Donald Trump. Il enjoint à ne plus voir ses opposants comme des ennemis et invite au dialogue et au rassemblement.

“Je promets d’être un président qui ne cherche pas à diviser mais à unifier, qui ne voit pas d’Etats rouges et d’Etats bleus, mais ne voit que les Etats-Unis”, a t-il déclaré samedi 7 novembre.

“Nous devons restaurer l’âme de l’Amérique. Notre nation est façonnée par la bataille constante entre la part d’anges en nous et nos pulsions les plus sombres. Et ce que les présidents disent dans cette bataille compte. Il est temps que la part d’anges en nous l’emporte”, poursuit-il.

Son opposant Donald Trump ne se déclare toujours pas prêt à reconnaître la victoire du démocrate. Joe Biden a atteint les 270 grands électeurs grâce à sa victoire en Pennsylvanie .

Une Amérique plus polarisée que jamais

Du côté des votes, 50% des catholiques ont voté pour le candidat le républicain tandis que 49% ont préféré le candidat démocrate, selon l’Associated Press. Dans le détail, un article du Christianity Today publié le 7 novembre sur son site révèle que Joe Biden a gagné des points auprès des catholiques blancs et « remporté plus des deux tiers des électeurs catholiques hispaniques », a constate AP VoteCast.

Les évangéliques blancs et chrétiens nés de nouveau ont soutenu Donald Trump à 81%, selon l’AP, des résultats similaires à la présidentielle de 2016. En revanche, Joe Biden a profité de votes plus importants du côté des protestants noirs et des évangéliques rassemblés sous la bannière «Never Trump», lit-on du même article. Les efforts du candidat pour attirer les électeurs religieux ont d’ailleurs été analysés comme étant plus soutenus que ceux de ses prédécesseurs démocrates.

D’après le site Religion News Service, « les Noirs et les Hispaniques – des groupes qui sont tous deux majoritairement chrétiens – ont favorisé Biden par une large marge ».

Au lendemain des élections, les sujets de division auprès des évangéliques cristallisent les tensions autour de la question de l’avortement, du mariage homosexuel et de la question de la liberté religieuse.

Un catholique aux ascendants huguenots

Joe Biden devient ainsi le deuxième président catholique de l’histoire de l’Amérique, après John Fitzgerald Kennedy, 60 ans plus tard.

Ce catholique pratiquant a évoqué sa foi à plusieurs reprises lors de son discours samedi soir, précise le site Réforme, faisant référence notamment à l’hymne religieux “On Eagle’s wings” (les ailes d’un aigle), un chant important pour Joe Biden et sa famille après le décès de son fils Beau en 2015. Son discours s’est d’ailleurs conclu sur le souvenir de ses grands-parents qui l’encourageaient à “garder la foi” et à la “propager”.

Selon Richard Mouw, ancien président du Fuller Theological Seminary, membre du Pro-Life Evangelicals pour Biden, cité par Christianity Today, le nouveau président Biden «est considéré comme ayant une foi authentique. » «Il n’est peut-être pas le catholique conservateur que beaucoup d’évangéliques voudraient qu’il soit, mais quand il parle de sa foi, cela sonne vrai. », témoigne-t-il à CT.

Et si ses origines paternelles irlandaises sont catholiques, le nouveau président élu descend d’une lignée d’huguenots français exilés. Un héritage qu’il tient de sa grand-mère paternelle au patronyme français de Robinette.

Une présidence sous tension

L’ancien président des Etats-Unis Barack Obama a salué la victoire «historique» de Joe Biden, son ancien vice-président. Mais il prévient toutefois: «lorsqu’il entrera à la Maison Blanche en janvier, il sera confronté à une série de défis extraordinaires qu’aucun nouveau président n’a jamais connus: une pandémie qui fait rage, une économie et un système judiciaire inégalitaires, une démocratie en danger et un climat en péril», rapporte le journal La Croix dans un article publié le 7 octobre sur son site.

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